Réalité virtuelle : quand la formation est (presque) un jeu

Des apprenants, casque vissé sur la tête, manipulant des pièces invisibles : voilà l’étrange ballet auquel Ludovic Talefaisse, formateur technique chez BMW Group en France, assiste tous les matins. Pourquoi ? Il nous en dit plus.

Non, la réalité virtuelle n’est pas une technologie réservée aux amateurs de jeux vidéo. Elle peut aussi être utilisée lors de la formation d’apprentis sur des pièces de voitures électriques jugées sensibles.

En effet, comment s’entraîner sans risques aux interventions sur des batteries haute-tension et des capotes électriques lorsque ces dernières requièrent une habilitation particulière ? C’est là que les casques VR entrent en jeu, comme l’explique Ludovic Talefaisse : « [La réalité virtuelle] ne remplace pas une véritable intervention, mais permet quand même au collaborateur du réseau en formation d’être en conditions d’intervention quasi-réelles, tout en étant en sécurité ».

Simuler pour mieux assimiler

Mais alors concrètement, comment se déroulent les exercices ?

C’est simple : les collaborateurs en formation sont répartis en groupes de 9 personnes et se forment durant des exercices d’une demi-heure. Équipés de la technologie HTC Vive, les participants sont plongés dans un univers dans lequel tout est simulé, de l’atelier aux outils en passant, évidemment, par la pièce sur laquelle l’intervention doit être réalisée. Mais ce n’est pas tout. Grâce à des manettes connectées aux casques, tous leurs mouvements (vissage, serrage de boulons…) sont également reproduits à l’identique, permettant alors une immersion totale.

Cette solution, à la fois innovante et pédagogique, se démocratise dans l’industrie automobile et représente aussi bien le présent que l’avenir de la formation, dont BMW Group incarne aujourd’hui la pointe.

Crédits : @ BMW Group